la mystique National-Socialiste
La nuit éveille l’Initié National-Socialiste à son intériorité, car nous vivons dans notre chair et dans notre ascèse spirituelle les ténèbres et leur clarté singulière. Ces temps d’obscurantisme sont la divine ténèbre qui illumine nos regards dans la contemplation et la vision jusqu’au noir absolu. Ce n’est pas une défaite, mais une adoration et une magnificence de la perte. C’est la nuit que nous traversons, ce temps d’obscurantisme, qui nous ouvre les yeux de l’esprit.
La plongée dans la nuit correspond à l’élévation de l’âme, à sa monté dans l’obscur, mais la contemplation de l’idéal National-Socialiste est d’abord empêché par un seuil périlleux qui permet d’outrepasser la profonde nuit où l’âme solitaire de l’initié n’a plus personne pour le guider. L’initié se désespère et il sent bien que la nuit est refuge et sanctuaire, car nous n’avons plus que la désolation et l’adoration.
En fait, l’initié National-Socialiste s’égare aussi dans le jour en oubliant parfois sa fine part, cette nuit-là nous invite à renouer avec le monde de la réalité cosmique. Ce chemin d’obscurité nous mène à des retrouvailles. Certains initiés Nationaux-Socialistes doivent ainsi percevoir de cette caverne d’obscurantisme le dedans du tout, ils doivent clore leurs yeux charnels sur les souffrances et les illusions passées, perdre connaissance pour mieux commencer à voir.
La nuit est le lieu de la Vision, à l’aventurier de l’âme, forcément solitaire, la nuit offre entre autres, l’initiation comme celle reçue lors de la descente aux enfers, et la vision prophétique et clairvoyante. Si l’initié National-Socialiste s’avance suffisamment dans l’inconnu, ses yeux sont des fenêtres, ils ne prennent rien, ils offrent un passage et c’est une ouverture qui ne peut plus se fermer, une lumière qui ne peut plus s’éteindre.
Trop empêtrées de chair, peu d’âmes sont nostalgiques et regarde notre monde plongé dans l’obscurité et l’ignorance. La nuit, c’est comme si le monde matériel et mercantile s’effaçait, comme si les réalités quotidiennes effarantes se dissolvaient pour laisser place à d’autres clartés, à de plus sures ferveurs … Pour peu qu’on s’y abandonne, en enfant candide ou en amant heureux, le détachement est légèreté, la nostalgie de l’admirable Lumière donne des ailes. La nuit déborde de pierreries, ruisselle de splendeurs. Elle murmure ses secrets aux silencieux initiés Nationaux-Socialistes, elle chante une beauté inouïe, mais pour les entendre et la voir, force est d’écorcher ses paupières et d’arracher ses oreilles profanes.
La nuit offre de mesurer la taille de l’adversaire, l’ampleur de sa tâche et de sa mission sur terre. L’ésorérisme National-Socialiste a pour tâche nocturne, secrète et essentielle de conduire jusqu’au matin de la Résurrection l’histoire des hommes aveugles piétinant dans le noir. L’initié qui a pénétré les mystères de la nuit a le coeur lumineux comme le jour, s’il a bien reçu l’enseignement du Maître, il devient le sens caché qui prend en charge le verbe crucifié, mis à mort par les hommes ignorants. Car il est de la communauté invisible des porteurs de sens, des porteurs de la Grande Lumière National-Socialiste, celui-là qui doit officier à visage couvert, dans la nuit, le passeur d’un monde impalpable, d’une présence si pure qu’elle échappe au regard.
L’ample manteau de la nuit abrite les voyages intérieurs, les extases indicibles, et voile à peine les réalités suprasensibles. On comprend que les cultes à Mystères de l’Antiquité se soient célébrés dans les temps nocturnes, que les initiations aient lieu dans des grottes, des cavernes, à la lueur des torches. L’éveil de la conscience transforme la nuit ténébreuse en nuit lumineuse ; le regard noyé dans l’obscurité est devenu visionnaire. Désormais, l’initié National-Socialiste peut recevoir les lumières de son Temple et devenir Adepte.
La connaissance circule sous le manteau, à l’insu du profane. Si elle semble cachée, clandestine, ce n’est pas parce qu’elle tient à se dérober mais parce que les enseignements des hommes sont grossiers et leur regard brouillé par des images séduisantes et précaires. Ainsi, la nuit paraît claire ou sombre selon celui qui la contemple : elle est un gouffre, elle est un temple ; elle mène à la perdition, elle invite à l’élévation ; son immensité emplit l’homme d’effroi ou le pousse à se prosterner.
Notre survivance ressemble à un voyage nocturne où les meilleurs persistent jusqu’à l’aurore. Sans renoncer. Sans se laisser piéger par les fausses lueurs diurnes. Pour échapper au rêve, au mensonge d’içi-bas, l’âme National-Socialiste soit se dévêtir de sa tunique de peau, à la façon dont une domeuse se déshabille et passe une robe légère, scintillante, pour aller au lit. Les étoiles sourient aux âmes ailées auxquelles la nuit offre un espace incorruptible. Et le ciel nocturne pose un diadème sur la tête des hommes qui, tels les initiés Nationaux-Socialistes, sont nés d’en haut.
Le lieu de la vision et de l’union mystique au National-Socialisme échappe à l’espace et au temps. Tout le paysage connu a été brûlé. Les mots qui ensuite reviendront ont pour tâche impossible de conserver ce qui est au-delà du sensible et de l’intelligible. Ou plutôt, il est l’honneur du Mystique, honoré d’une telle vision, de célébrer à son tour, en un langage le plus aigu et le plus suave, mais forcément inférieur, bégayant, ce qui ne peut être nommé en aucune langue. Noble défi, que tient à relever tout chant de noble amour.
A la façon dont la nuit plonge le pélerin National-Socialiste dans la perte et l’absence de son voyage initiatique, l’expérience mystique - qui a la mutité du Mystère - correspond à une dénudation des mots parce qu’elle excède les sens, la pensée et le langage des hommes. Nuit de la vaste ignorance qui nous lave de nos savoir prétentieux, de nos perceptions assurées. Nuit qui est paysage brûlé, non pas ravagé. Nuit noire et si belle, brûlée d’amour comme la Femme du Cantique.
Il est une qualité de nuit qui est la lumière propre à l’âme anéantie, d’amour calcinée. Il est une musique née de nuit mais inaudible qui est le chant originel de tout vocable. Il y a un Ordre Noir qui vibre, qui éclaire plus haut et de plus loin que la lumière des hommes - rayonnement solaire, lueurs de lune, éclat des étoiles - un Ordre Noir absolu qui confond nos dernières résistances, nos ultimes prétentions à comprendre, à dire, un Ordre Noir qui est le commencement absolu, éternellement indifférencié, en qui tout ce résorbe et se tait. Le Mystique National-Socialiste reste muet dans la nuit du silence. C’est un Feu contre un feu, ou Lumière sur Lumière.
Il n’y a rien à voir dans la nuit mystique et National-Socialiste, puisque c’est elle qui donne à voir, qui procure la Vision. De même, il n’y a rien à désirer dans l’état d’Union au National-Socialisme. Toutes références terrestres brûlées, on n’y voit que du feu.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les amoureux de la nuit et quêteurs de sagesse cachée que sont les Mystiques Nationaux-Socialistes sont des êtres solaires, des tempéramment de feu. Ce sont les rêveurs, les romantiques, les êtres psychiques qui sont lunaires. Or, s’il y a une harmonie entre la lune et la douce nuit, il y a initiation entre le soleil et la nuit noire. Dans le premier cas, c’est le registre du connu, dans le second on est dans l’ordre de l’irréversible Soleil Noir. Il est de la nature de l’Esprit d’aller se confronter aux ténèbres - c’est l’épreuve de la descente aux enfers -, il est du devoir de l’Être Solaire d’aller se perdre au fin fond de la nuit. Non pour en triompher, mais pour faire allégeance.
La lune paît dans le ciel nocturne et c’est un accord, une belle entente. Mais le soleil flamboyant qui plonge dans la nuit noire, c’est une folie et une exaltation, bientôt un sacrifice. Et les Mystiques choisisent toujours le plus grand danger.
Dès lors, deux chemins se présentent à l’initié National-Socialiste :
- Un des chemins consiste à “pâtir de la nuit”, autant dire rencontrer la pauvreté insigne, le vide, le rien, l’anéantissement.
- L’autre chemin “ouvre la nuit”, c’est-à-dire qu’il permet l’approche et la Vision de la Grande Lumière National-Socialiste.
Ces deux chemins sont contenus dans le sein de la Nuit. Ils se relaient et ne s’excluent pas. Et ils sont vécus dans la chair autant que dans l’esprit de l’Initié National-Socialiste. Celui-ci en reçoit des dons particuliers. Le Mystique qui ouvre la nuit en entrant dans le Grand Ordre Noir bénéficie de la Lumière venant du Grand Orient. Le Mystique qui, avec patience, at abandon pâtit de la nuit de la grande ignorance reçoit à lui des “Grâces” du Saint Empire National-Socialiste, il possède la Vision prophétique et clairvoyante.
Toute nuit est d’apocalypse, mais il y a peu d’hommes pour tenir jusqu’au bout. La nuit annonce une Parousie mais il n’y a, dans les ténèbres du monde, qu’un poignée de Veilleurs. Le temps nocturne dans lequel chaque Initié National-Socialiste va, innocent ou insomnieux, ce temps privilégié, a pour vertu de réveiller la nostalgie de l’Être National-Socialiste et de rappeler au coeur de l’initié la blessure de l’Immémorial. Ainsi, la Nuit à la traine d’étoiles a la gravité, la majesté des réalités divines, et leur infini silence.
J’ai fait un songe une nuit du milieu de l’été, et voici que dans l’enchantement de cette nuit, des êtres surnaturels viennent visiter les Veilleurs, ces initiés Nationaux-Socialistes, ils se joignent à eux et les caressent de leur impalpable amour.
On peut avoir le regard rivé sur le cadavre, sur ce qui meurt, ou bien ouvrir les yeux de l’esprit, tenir bon dans le noir, veiller jusqu’à l’Aurore de la Parousie, jusqu’au Midi du Graal. Car au lendemain de notre Nuit, comme à chaque jour, la Grande Lumière National-Socialiste surgit de nouveau du Grand Orient.
Le temps est court. Très brèves sont les nuits d’été. Douces et folles, vouées à l’amour et à la contemplation des ciels étoilés. Les âmes éveillées doivent se hâter. Déjà, la nuit tombe, une accablante nuit qui enténèbre les petits hommes vociférants et grotesqques. Il est un passage, une lézarde dans le mur, une brèche et une échancrure par laquelle l’Initié National-Socialiste parvient, mieux qu’à l’aube des temps, à l’inconcevable Nuit de la fin des temps. Nuit de délivrance et de béatitude aussi. C’est une voie extrêmement étroite et très peu empruntée. Juste la place d’y glisser une âme très fine, aiguisée de la nostalgie du National-Socialisme.
Chaque nuit visible que nous traversons rappelle aux hommes endormis, à leur âme vagabonde, qu’il est une Nuit secrète, une Nuit glorieuse, plus éblouissante que le soleil et les autres étoiles, illuminé du Soleil Noir de notre conscience National-Socialiste.
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