Artur Axmann (1913-1996)

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Né à Hagen, il poursuit des études en droit et adhère dès la fin des années 1920 au parti nazi. Il fonde le premier groupe des Jeunesses hitlériennes de Westphalie en 1928.

En 1932 on le fait Reichsleiter du parti pour réorganiser les programmes concernant les Jeunesses hitlériennes, et un an plus tard il devient chef du Bureau social de la direction de la jeunesse du Troisième Reich. Axmann réussit à faire des Jeunesses hitlériennes (Hitlerjugend) partie de la direction de formation professionnelle de l’État et à améliorer leur travail agriculturel.

En service actif sur le front occidental jusqu’à mai 1940, il succède à Baldur von Schirach, devenant ainsi Reichsjugendführer (chef de la Hitlerjugend) du parti. En 1941 il est gravement blessé sur le front oriental ; on dut lui amputer un bras.

Le 4 janvier 1944 on lui décerne l’Ordre allemand (Deutscher Orden), la plus importante décoration possible du parti.

À partir de février 1945, il est commandant de la brigade de chasse blindée du Volkssturm, dirigeant plusieurs unités d’enfant-soldats de la Hitlerjugend. Ils luttent surtout à la bataille de Seelow, partie de la bataille de Berlin. Beaucoup des jeunes luttant sous Axmann meurent sans entraînement et équipement militaire.

En avril 1945, alors que l’Armée rouge soviétique approche et la bataille de Berlin fait ses ravages, il se réfugie dans le Führerbunker. Il parvient à s’en échapper avec Martin Bormann (de qui il sera témoin de la mort) et Ludwig Stumpfegger. Il disparaît quelques mois et prend le pseudonyme de « Erich Siewert ». On le capture en décembre 1945 quand le mouvement clandestin nazi qu’il organisait est découvert.

En mai 1949, un tribunal de dénazification de Nuremberg le condamne à trois ans et trois mois d’emprisonnement avant d’être à nouveau condamné le 13 août 1958 à une amende de trente-cinq mille Deutsche Mark, environ la moitié du prix de sa propriété à Berlin. Le procès trouve qu’il était Nazi par conviction.

Il se spécialise par la suite, entre autres, dans le commerce avec les pays de l’Est, et travaille à Gelsenkirchen et Berlin.

Il est mort le 24 octobre 1996 à Berlin.

Il a écrit ses mémoires vers la fin de sa vie.

Patrick Bruel de retour au pays..

L’artiste [sic] a mis son point d’honneur [sic] à se produire à Tel-Aviv pour le soixantième anniversaire de l’État. [...] Patrick Bruel ne veut pas rater son premier concert en Israël. [...] « Patriiiiick, Patriiiiick », scande la foule composée de Juifs d’origine française à 85 %. Les fans en folie se sont frayé un chemin jusqu’aux premiers rangs. Ainsi que quelques rares femmes religieuses coiffées de fichus et des garçons portant des kippas. [...] « J’ai mis mon point d’honneur à venir chanter pour le soixantième anniversaire. D’autant plus que je suis né le même jour qu’Israël… à quelques années près. Malheureusement, toutes les salles étaient complètes le soir du 14 mai. J’ai une relation très forte avec Israël. Comme tous les Juifs de la diaspora, je suis attaché à son identité juive. » À la veille du concert, Bruel s’était plongé dans l’atmosphère en allant embrasser le mur des Lamentations dans la vieille ville de Jérusalem.

Il dit avoir été « élevé dans le respect des traditions juives, mais sans être très pratiquant ». Cependant, il avait avoué avoir encaissé une forte charge émotionnelle, comme à chacune de ses visites sur le premier lieu saint du judaïsme.

Homme de scène accompli, Bruel séduit son public en prononçant quelques phrases en hébreu. [...] avant d’entamer Élie, une chanson écrite après la mort de son grand-père, il raconte l’importance pour lui de la chanter en Israël, parce qu’elle évoque ses racines juives. Le public est conquis. Bruel enchaîne avec une chanson écrite après la chute du mur de Berlin. Quelques paroles, pour esquisser son engagement pour la paix : « Derrière le mur qui tombe, se cachent évidemment d’autres murs qui montent. Évidemment cette chanson a un double sens ici. » L’allusion à la barrière de séparation d’avec les Palestiniens, érigée par Israël pour se protéger des attentats suicides, tombe à plat. « Le message était trop complexe [sic], mal formulé », reconnaîtra Bruel à l’issue du spectacle.

[...] Bruel fait ses adieux aux 5 500 spectateurs après avoir allumé les bougies d’une pièce montée en l’honneur des 60 ans d’Israël et après une série d’« encore ». On s’apprête à éteindre la lumière. C’est alors que le public entonne la Hatikva. Touché dans la fibre de ses origines, l’artiste ne peut se retenir de revenir sur scène pour accompagner au piano les paroles de l’hymne israélien chanté par le public.

quelques liens juifs…à voir

Le Sionisme et le Troisième Reich

Au début de 1935, un bateau rempli de passagers, à destination de Haïfa en Palestine, quitta le port allemand de Bremerhaven. Sa poupe portait son nom en lettres hébraïques : «Tel-Aviv», alors qu’un drapeau à croix gammée flottait en haut du mât. Et bien que le bateau était une propriété sioniste, son capitaine était un membre du Parti National-socialiste. De nombreuses années plus tard, un ancien passager du bateau appela cette association de symboles «une absurdité métaphysique». Absurde ou pas, il s’agit d’une facette d’un chapitre peu connu de l’histoire : la collaboration de grande ampleur entre le Sionisme et le Troisième Reich hitlérien.

Objectifs communs

Pendant des années, des gens de nombreux pays se sont interrogés sur la «question juive» : c’est-à-dire, quel était le rôle exact des Juifs dans les sociétés non-juives ? Pendant les années 30, les Juifs sionistes et les Allemands nationaux-socialistes ont partagé des vues similaires sur la manière de résoudre cette embarrassante question. Ils étaient d’accord sur le fait que les Juifs et les Allemands étaient deux nationalités différentes, et que les Juifs n’appartenaient pas à l’Allemagne. Les Juifs vivant dans le Reich n’étaient donc pas considérés comme des «Allemands de confession juive», mais plutôt comme des membres d’une communauté nationale distincte. Le Sionisme (nationalisme juif) impliquait aussi l’obligation pour les Juifs sionistes de s’établir en Palestine, la «patrie juive». Ils auraient difficilement pu se considérer eux-mêmes comme des Sionistes sincères et réclamer simultanément l’égalité des droits en Allemagne ou dans n’importe quel autre pays «étranger».

Theodor Herzl (1860-1904), le fondateur du Sionisme moderne, soutenait que l’antisémitisme n’était pas une aberration, mais une réaction naturelle et parfaitement compréhensible des non-juifs aux comportements et aux attitudes des étrangers juifs. La seule solution pour les Juifs, disait-il, est de reconnaître la réalité et de vivre dans un état séparé. «La question juive existe partout où les Juifs vivent en nombre important», écrivait-il dans son ouvrage le plus connu, L’Etat Juif. «Là où elle n’existe pas, elle est provoquée par l’arrivée des Juifs … Je crois que je comprend l’antisémitisme, qui est un phénomène très complexe. J’observe ce phénomène en tant que Juif, sans haine ni crainte.» La question juive, soutenait-il, n’est ni sociale ni religieuse. «C’est une question nationale. Pour la résoudre, nous devons avant tout en faire une question internationale …». Quelle que soit leur nationalité, insistait Herzl, les Juifs ne constituent pas simplement une communauté religieuse, mais une nation, un peuple, un «Volk». Le Sionisme, écrivait Herzl, proposait au monde «une solution finale de la question juive».

Six mois après l’arrivée de Hitler au pouvoir, la Fédération Sioniste d’Allemagne (de loin le groupe sioniste le plus important dans le pays) soumit au nouveau gouvernement un mémorandum détaillé qui faisait le point sur les relations germano-juives et proposait formellement l’appui sioniste pour «résoudre» l’épineuse «question juive». La première étape, suggérait-il, devait être une franche reconnaissance des différences nationales fondamentales :

Le Sionisme n’a pas d’illusions sur la difficulté de la condition juive, qui consiste avant tout en un modèle d’occupation anormale, et dans l’erreur d’une posture intellectuelle et morale, non-enracinée dans une tradition nationale. Le Sionisme a reconnu depuis des décennies qu’en conséquence de la tendance assimilationniste, des symptômes de détérioration apparaîtraient forcément …

Le Sionisme pense que la renaissance de la vie nationale d’un peuple qui est à présent en train de se produire en Allemagne, par le réveil de son identité chrétienne et nationale, doit aussi survenir dans le groupe national juif. Pour le peuple juif aussi, l’origine nationale, la religion,le destin commun et le sens de son unicité, doivent être d’une importance décisive pour la suite de son existence. Cela signifie que l’égoïsme individualiste de l’ère libérale doit être dépassé et remplacé par le sens de la communauté et de la responsabilité collective …

Nous croyons que c’est précisément la Nouvelle Allemagne [nationale-socialiste] qui peut, par une résolution audacieuse dans le traitement de la question juive, faire un pas décisif en vue de la résolution d’un problème, qui en vérité, devra être traité avec la plupart des peuples européens …

Notre reconnaissance de la nationalité juive réclame une relation claire et sincère avec le peuple allemand et ses réalités nationale et raciale. Précisément parce que nous ne souhaitons pas falsifier ces fondements, parce que nous aussi sommes contre les mariages mixtes et pour le maintien de la pureté du groupe juif, et rejetons tout empiétement dans le domaine culturel, nous pouvons — ayant été élevés dans la langue et la culture allemandes — trouver intérêt aux travaux et valeurs de la culture allemande, avec admiration et sympathie …

Pour ses objectifs pratiques, le Sionisme espère être capable d’obtenir la collaboration même d’un gouvernement fondamentalement hostile aux Juifs, parce que pour résoudre la question juive les sentiments ne comptent pas, mais seul un réel problème dont la solution intéresse tous les peuples et actuellement, particulièrement le peuple allemand …

La propagande pour le boycott — tel qu’il est actuellement pratiqué contre l’Allemagne sous de nombreuses formes — est par essence parce que le Sionisme ne désire pas l’affrontement mais [désire] convaincre et construire …

Nous ne sommes pas aveugles au fait que la question juive existe et continuera à exister. De cette situation anormale, des désavantages sévères résultent pour les Juifs, mais aussi des conditions à peine tolérables pour d’autres peuples.

Le journal de la Fédération, la Jüdische Rundschau («Revue Juive»), proclama le même message : «Le Sionisme reconnaît l’existence d’un problème juif et désire une solution constructive et à long terme. Dans ce but, le Sionisme souhaite obtenir l’assistance de tous les peuples, qu’ils soient pro- ou anti-juifs, parce que de son point de vue, nous avons affaire ici à un problème concret plutôt que sentimental, dont la solution intéresse tous les peuples.» Un jeune rabbin de Berlin, Joachim Prinz, qui s’installa plus tard aux Etats-Unis et devint le leader du Congrès Juif Américain, écrivit en 1934 dans son livre, Wir Juden («Nous, Juifs»), que la révolution nationale-socialiste en Allemagne signifiait «la Judaïté pour les Juifs». Il expliqua : «Aucun subterfuge ne peut nous sauver à présent. A la place de l’assimilation, nous désirons un nouveau concept : reconnaissance de la nation juive et de la race juive.»

Collaboration active

Sur la base de leurs idéologies similaires pour l’ethnicité et la nationalité, les Nationaux-socialistes et les Sionistes travaillèrent ensemble pour ce que chaque partie pensait être son propre intérêt national. En conséquence, le gouvernement de Hitler appuya vigoureusement le Sionisme et l’émigration juive en Palestine de 1933 à 1940-41, lorsque la Deuxième Guerre Mondiale empêcha une collaboration poussée.

Même lorsque le Troisième Reich se ferma davantage, de nombreux Juifs allemands, probablement une majorité, continuèrent à se considérer, souvent avec une grande fierté, comme des Allemands avant tout. Peu furent enthousiasmés par la perspective de se déraciner pour commencer une nouvelle vie dans la lointaine Palestine. Cependant, de plus en plus de Juifs allemands se convertirent au Sionisme pendant cette période. Jusqu’à la fin de 1938, le mouvement sioniste s’épanouit en Allemagne sous Hitler. La diffusion du bimensuel de la Fédération Sioniste Jüdische Rundschau augmenta énormément. De nombreux livres sionistes furent publiés. «L’activité sioniste était en plein essor» en Allemagne pendant ces années, note l’Encyclopaedia Judaïca. Une convention sioniste se tint à Berlin en 1936, reflétant «dans sa composition la vie vigoureuse du parti des Sionistes allemands».

La SS fut particulièrement enthousiaste dans son appui au Sionisme. Une circulaire interne SS de juin 1934 recommandait un appui actif et de grande ampleur au Sionisme, de la part du gouvernement et du Parti, comme la meilleure manière d’encourager l’émigration des Juifs d’Allemagne en Palestine. Cela nécessitait une plus forte prise de conscience des Juifs. Les écoles juives, les associations sportives juives, les associations culturelles juives — bref, tout ce qui pourrait encourager cette nouvelle perception et prise de conscience — devaient être encouragées, recommandait la circulaire.

L’officier SS Leopold von Mildenstein et le représentant de la Fédération Sioniste Kurt Tuchler partirent ensemble en Palestine pour six mois, afin d’évaluer le développement du Sionisme dans ce territoire. Se basant sur ses observations de première main, Von Mildenstein écrivit une série de douze articles illustrés dans l’important quotidien berlinois Der Angriff [le journal lancé par Goebbels en 1927, NDT], qui furent publiés à la fin de 1934 sous le titre « Un Nazi voyage en Palestine». Les articles exprimaient une grande admiration pour l’esprit pionnier et les réalisations des colons Juifs. Le développement du Sionisme, écrivait Von Mildenstein, avait produit une nouvelle sorte de Juif. Il faisait l’éloge du Sionisme comme étant un grand bienfait pour le peuple juif et pour le monde entier. Un foyer national juif en Palestine, écrivait-il dans son dernier article, «montre la voie pour guérir une blessure vieille de plusieurs siècles sur le corps du monde : la question juive». Der Angriff fit frapper une médaille, avec une svastika sur une face et une étoile de David sur l’autre, pour commémorer la visite conjointe SS-Sioniste. Quelques mois après la parution des articles, Von Mildenstein fut promu à la tête de la Direction des Affaires Juives du Service de Sécurité SS (SD), avec l’objectif de soutenir plus efficacement l’émigration et le développement sionistes.

Le journal officiel SS, Das Schwarze Korps, proclama son appui au Sionisme dans une page éditoriale en mai 1935 : «Le temps pourrait ne plus être très éloigné, où la Palestine pourra à nouveau recevoir ses fils égarés pendant plus d’un millier d’années. Nos meilleurs voeux, joints la bienveillance officielle, les accompagnent.» Quatre mois plus tard, un article similaire parut dans le journal SS :

La reconnaissance du Judaïsme comme une communauté raciale basée sur le sang et non sur la religion conduit le gouvernement allemand à garantir sans réserves la séparation raciale de cette communauté. Le gouvernement se trouve en parfait accord avec le grand mouvement spirituel à l’intérieur du Judaïsme, nommé Sionisme, avec sa reconnaissance de la solidarité juive dans le monde et dans son rejet de toute notion assimilationniste. Sur cette base, l’Allemagne prend des mesures qui joueront sûrement un rôle significatif dans le futur, pour la prise en main du problème juif dans le monde.

Une des plus importantes compagnies maritimes allemandes ouvrit une ligne directe entre Hambourg et Haïfa en Palestine, en octobre 1933, fournissant «de la nourriture strictement kasher sur ses bateaux, sous la supervision du Rabbinat de Hambourg.»

Avec l’appui officiel, les Sionistes travaillèrent infatigablement à «rééduquer» les Juifs d’Allemagne. Comme l’écrivit l’écrivain américain Francis Nicosia dans son étude en 1985, Le Troisième Reich et la question de Palestine : «Les Sionistes furent encouragés à délivrer leur message à la communauté juive, à collecter de l’argent, à montrer des films sur la Palestine, et d’une manière générale à éduquer les Juifs allemands à propos de la Palestine. Il y eut une pression considérable pour enseigner aux Juifs en Allemagne à cesser de s’identifier aux Allemands et à éveiller en eux une nouvelle identité nationale juive.»

Dans une interview après la guerre, l’ancien dirigeant de la Fédération Sioniste d’Allemagne, le Dr Hans Friedenthal, résuma le situation : «La Gestapo fit tout pour encourager l’immigration pendant cette période, particulièrement vers la Palestine. Nous reçûmes souvent son aide lorsque nous demandions quelque chose à d’autres autorités, concernant des préparatifs pour l’immigration.»

Au Congrès du Parti National-socialiste en septembre 1935, le Reichstag adopta les lois dites «de Nuremberg », qui interdisaient les mariages et les relations sexuelles entre Juifs et Allemands, et de fait, proclamaient que les Juifs étaient une minorité nationale étrangère. Quelques jours plus tard l’éditorial du journal sioniste Jüdische Rundschau faisait bon accueil aux nouvelles mesures :

L’Allemagne … rejoint les demandes du Congrès Sioniste Mondial lorsqu’elle déclare que les Juifs vivant à présent en Allemagne sont une minorité nationale. Maintenant que les Juifs ont été classés comme une minorité nationale il est à nouveau possible d’établir des relations normales entre la nation allemande et le Judaïsme. Les nouvelles lois donnent à la minorité juive en Allemagne sa propre vie culturelle, sa propre vie nationale. Dans le futur elle sera capable d’ouvrir ses propres écoles, son propre théâtre, et ses propres associations sportives. En résumé, elle peut créer son propre avenir dans tous les aspects de la vie nationale …

L’Allemagne a donné à la minorité juive l’opportunité de vivre pour elle-même, et lui offre la protection de l’Etat pour cette vie séparée de la minorité juive : le processus de croissance du Judaïsme à l’intérieur d’une nation sera de ce fait encouragé et une contribution sera apportée à l’établissement de relations plus supportables entre les deux nations.

Georg Kareski, dirigeant de l’Organisation d’Etat Sioniste «Révisionniste» et de la Ligue Culturelle Juive, et ancien dirigeant de la communauté juive de Berlin, déclara dans une interview dans le quotidien berlinois Der Angriff à la fin de 1935 :

Depuis de nombreuses années j’ai considéré la séparation complète des affaires culturelles des deux peuples comme une condition préalable pour vivre ensemble sans conflit … J’ai recommandé depuis longtemps une telle séparation, montrant qu’elle est fondée sur le respect pour la nationalité étrangère. Les lois de Nuremberg … me paraissent, mis à part leurs aspects légaux, se conformer entièrement à ce désir d’une vie séparée, basée sur le respect mutuel. … Cette interruption du processus de dissolution dans de nombreuses communautés juives, qui avait été encouragé par les mariages mixtes, est par conséquent, d’un point de vue juif, entièrement bienvenue.

Les dirigeants sionistes dans d’autres pays firent écho à ces vues. Stephen S. Wise, président du Congrès Juif Américain et du Congrès Juif Mondial, déclara lors d’un rassemblement à New York en juin 1938 : «Je ne suis pas un citoyen américain de religion juive, je suis un Juif … Hitler avait raison pour une chose : il appelle le peuple juif une race, et nous sommes une race.»

Le spécialiste des Affaires Juives du Ministère de l’Intérieur, le Dr Bernhard Lösener, exprima son soutien au Sionisme dans un article qui parut dans une édition de novembre 1935 du bulletin officiel de l’Administration du Reich :

Si les Juifs avaient déjà leur propre état dans lequel la majorité d’entre eux était installée, alors la question juive pourrait être considérée comme complètement résolue aujourd’hui, et aussi pour les Juifs eux-mêmes. La plus faible opposition aux idées contenues dans les lois de Nuremberg s’est rencontrée chez les Sionistes, parce qu’ils ont immédiatement réalisé que ces lois représentent la seule solution correcte pour le peuple juif lui-même. Car chaque nation doit avoir son propre état comme expression extérieure de son propre esprit national.

En coopération avec les autorités allemandes, les groupes sionistes organisèrent un réseau de quelques quarante camps et centres agricoles à travers l’Allemagne, où de futurs colons furent entraînés pour leurs nouvelles vies en Palestine. Bien que les lois de Nuremberg interdisaient aux Juifs d’utiliser le drapeau allemand, les Juifs se virent garantir le droit d’utiliser la bannière nationale juive, bleue et blanche. Le drapeau qui serait un jour adopté par l’Etat d’Israël flotta sur les camps et les centres sionistes dans l’Allemagne d’Hitler.

Le service de sécurité de Himmler coopéra avec la Haganah, l’organisation militaire sioniste secrète en Palestine. L’agence SS rétribua financièrement le représentant de la Haganah, Feivel Polkes, pour ses informations sur la situation en Palestine et pour son aide dans l’organisation de l’immigration juive vers ce pays. [Feivel Polkes eut même une entrevue avec l'officier SS Adolf Eichmann, à Berlin le 26 février 1937, NDT.] Cependant, la Haganah était tenue informée des plans allemands par un espion qu’elle réussit à implanter dans le Quartier Général de la SS à Berlin. La collaboration Haganah-SS inclut même la livraison secrète d’armes allemandes aux colons juifs pour la lutte contre les Arabes de Palestine.

Après le déchaînement de violence et de destruction de la «Nuit de Cristal» en novembre 1938, [selon certains historiens, ce pogrom fut délibérément ordonné par Goebbels, jaloux du contrôle SS sur la politique d'émigration juive, NDT], la SS aida rapidement l’organisation sioniste à se remettre sur ses pieds et continuer son travail en Allemagne, quoique à présent sous un contrôle plus strict.

Restrictions officielles

L’appui allemand au Sionisme n’était pas illimité. Les dirigeants du Gouvernement et du Parti étaient très conscients de la campagne continue menée par les puissantes communautés juives aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et dans d’autres pays, pour mobiliser «leurs» gouvernements et leurs concitoyens contre l’Allemagne. Aussi longtemps que le Judaïsme mondial resterait implacablement hostile à l’Allemagne nationale-socialiste, et aussi longtemps que la grande majorité des Juifs dans le monde montrerait peu d’enthousiasme pour se réinstaller dans la «Terre promise» sioniste, un Etat juif souverain en Palestine ne «résoudrait» pas réellement la question juive internationale. Au contraire, résonnaient les dirigeants allemands, cela renforcerait immensément cette dangereuse campagne anti-allemande. En conséquence, l’appui allemand au Sionisme fut limité à un soutien pour un foyer juif en Palestine, sous contrôle britannique, pas pour un Etat juif souverain.

Un Etat juif en Palestine, déclara le Ministre [allemand] des Affaires Etrangères à des diplomates en juin 1937, ne serait pas dans l’intérêt de l’Allemagne parce qu’il ne serait pas capable d’absorber tous les Juifs du monde, mais servirait seulement comme une base de puissance supplémentaire pour le Judaïsme international, à peu près de la même manière que Moscou servait comme base pour le Communisme International. Reflétant un certain changement dans la ligne officielle, la presse allemande en 1937 exprima une bien plus grande sympathie pour la résistance arabe palestinienne aux ambitions sionistes, à un moment où la tension et le conflit entre les Juifs et les Arabes en Palestine étaient croissants.

Une circulaire du Ministère des Affaires Etrangères du 22 juin 1937 avertissait qu’en dépit de l’appui à la colonisation juive en Palestine, «ce serait néanmoins une erreur de supposer que l’Allemagne soutenait la formation d’une structure d’état en Palestine sous quelque forme de contrôle juif. Au vu de l’agitation anti-allemande du Judaïsme international, l’Allemagne ne peut pas approuver [l'idée] que la formation d’un Etat juif en Palestine aiderait le développement pacifique des nations du monde» (…) «La proclamation d’un Etat juif ou d’une Palestine administrée par les Juifs», avertissait un mémorandum interne de la section des Affaires Juives de la SS, «créerait pour l’Allemagne un nouvel ennemi, qui aurait une profonde influence sur les développements [politiques] au Proche-Orient». Une autre agence SS prédit qu’un Etat juif «travaillerait à apporter une protection spéciale aux minorités juives dans tous les pays, donnant par conséquent une protection légale à l’activité parasite du Judaïsme mondial». En janvier 1939, le nouveau ministre des Affaires Etrangères de Hitler, Joachim von Ribbentropp, avertit de même dans une autre circulaire que «l’Allemagne devait considérer la formation d’un Etat juif comme dangereuse», parce que «cela apporterait un accroissement international à la puissance du Judaïsme mondial».

Hitler lui-même revit personnellement toute cette question au début de 1938, et en dépit de son vieux scepticisme à propos des ambitions sionistes et de sa crainte que sa politique puisse contribuer à la formation d’un Etat juif, il décida de soutenir l’émigration juive en Palestine encore plus vigoureusement. La perspective de débarrasser l’Allemagne de ses Juifs, conclut-il, pesait plus lourd que les dangers possibles.

Cependant, le gouvernement britannique imposa des restrictions encore plus drastiques à l’immigration juive en Palestine en 1937, 1938 et 1939. En réponse, le service de sécurité SS conclut une alliance secrète avec l’agence clandestine sioniste Mossad le-Aliya Bet pour introduire illégalement les Juifs en Palestine. En résultat de cette collaboration intensive, plusieurs convois de bateaux réussirent à atteindre la Palestine malgré les bateaux de guerre britanniques. L’émigration juive, à la fois légale et illégale, [partant] d’Allemagne (incluant l’Autriche à partir de 193 8) vers la Palestine, s’accrut dramatiquement en 1938 et 1939. Un autre départ de 10 000 Juifs était programmé pour octobre 1939, mais le déclenchement de la guerre mit fin à cet effort. Malgré tout, les autorités allemandes continuèrent à soutenir l’émigration indirecte des Juifs vers la Palestine en 1940 et 1941. Même aussi tard qu’en mars 1942, au moins un camp d’entraînement sioniste «kibboutz», officiellement autorisé pour les émigrants potentiels, continua à fonctionner dans l’Allemagne de Hitler.

L’Accord de Transfert

La pièce centrale de la coopération germano-sioniste pendant l’époque hitlérienne fut l’Accord de Transfert, un pacte qui permit à des dizaines de milliers de Juifs allemands d’émigrer en Palestine avec leur fortune. L’Accord, également connu sous le nom de Haavara (mot hébreu pour «transfert»), fut conclu en août 1933 après des pourparlers entre des officiels allemands et Chaïm Arlosoroff, Secrétaire Politique de l’Agence Juive, centre palestinien de l’Organisation Sioniste Internationale.

Par cet arrangement inhabituel, chaque Juif en partance pour la Palestine déposait de l’argent sur un compte spécial en Allemagne. L’argent était utilisé pour acheter du matériel agricole de fabrication allemande, des matériaux de construction, des pompes, des engrais, etc, qui étaient exportés en Palestine et vendus par la compagnie juive du Haavara à Tel-Aviv. L’argent des ventes était donné à l’émigrant juif à son arrivée en Palestine, avec un montant correspondant à son dépôt en Allemagne. Les marchandises allemandes se déversèrent sur la Palestine par l’intermédiaire du Haavara, qui fut complété peu de temps après par un accord de troc, par lequel des oranges de Palestine furent échangées contre du bois de construction, des automobiles, des machines agricoles, et d’autres marchandises allemandes. Ainsi l’Accord servit le projet sioniste d’amener des colons juifs et des capitaux en Palestine, tout en servant simultanément le but allemand de libérer le pays [allemand] d’un groupe étranger indésirable.

Les délégués du Congrès Sioniste de Prague en 1933 débattirent vigoureusement des mérites de l’Accord. Certains craignaient que le pacte ne sape le boycott économique international des Juifs contre l’Allemagne. Mais les officiels sionistes rassurèrent le Congrès. Sam Cohen, une figure-clé de l’Accord du Haavara, assura que l’Accord n’était pas économiquement avantageux pour l’Allemagne. Arthur Ruppin, un spécialiste de l’émigration de l’Organisation Sioniste, qui avait aidé à négocier le pacte, souligna que «l’Accord de Transfert n’interférait en aucune manière avec le mouvement de boycott, car aucune nouvelle devise n’entrerait en Allemagne en résultat de l’Accord …». Le Congrès Sioniste de 1935, qui eut lieu en Suisse, approuva massivement le pacte. En 1936, l’Agence Juive (le «gouvernement clandestin» sioniste en Palestine) prit le contrôle direct du Haavara, qui resta en vigueur jusqu’à ce que la Deuxième Guerre Mondiale oblige à l’abandonner.

Certains officiels allemands s’opposèrent à l’arrangement. Le Consul Général d’Allemagne à Jérusalem, Hans Döhle, par exemple, critiqua sévèrement l’Accord en plusieurs occasions pendant l’année 1937. Il souligna que cela coûtait à l’Allemagne les échanges extérieurs que les produits exportés en Palestine par le moyen du pacte, pourraient rapporter s’ils étaient vendus ailleurs. Le monopole du Haavara sur la vente de marchandises allemandes en Palestine par l’intermédiaire de l’Agence Juive mécontentait naturellement les hommes d’affaires allemands, ainsi que les Arabes. L’appui officiel allemand au Sionisme pouvait conduire à perdre des marchés dans le monde arabe. Le gouvernement britannique était aussi mécontent de l’arrangement. Un bulletin interne du Ministère allemand des Affaires Etrangères en juin 1937 faisait allusion aux «sacrifices des échanges extérieurs» qui résultaient du Haavara.

Un mémorandum interne de décembre 1937 du Ministère allemand de l’Intérieur revoyait l’impact de l’Accord de Transfert : «Il n’y a pas de doute que l’arrangement du Haavara a contribué très significativement au développement très rapide de la Palestine depuis 1933. L’Accord n’a pas seulement fourni la plus grande source d’argent (depuis l’Allemagne !), mais aussi le groupe d’immigrants le plus intelligent, et finalement il a apporté au pays les machines et les produits industriels essentiels pour son développement ». Le principal avantage du pacte, disait le mémorandum, était l’émigration de groupes importants de Juifs en Palestine, l’objectif le plus désirable du point de vue de l’Allemagne. Mais le rapport notait aussi les importants inconvénients soulignés par le Consul Döhle et par d’autres. Le Ministre de l’Intérieur, continuait le texte, avait conclu que les désavantages de l’Accord dépassaient à présent les avantages, et que par conséquent, il fallait y mettre fin.

Un seul homme pouvait résoudre la controverse. Hitler revit personnellement cette politique en juillet et septembre 1937, et à nouveau en janvier 1938, et à chaque fois décida de maintenir l’arrangement du Haavara. L’objectif de libérer l’Allemagne de la présence des Juifs, conclut-il, justifiait les inconvénients.

Le Ministère de l’Economie du Reich aida à organiser une autre compagnie de transfert, l’Agence d’Investissement et de Commerce International, ou Intria, par laquelle les Juifs des pays étrangers pouvaient aider les Juifs allemands à émigrer en Palestine. Presque 900 000 dollars furent finalement transférés aux Juifs allemands en Palestine par l’intermédiaire de l’Intria. D’autres pays européens, impatients d’encourager l’émigration juive, conclurent des accords avec les sionistes, sur le modèle du Haavara. En 1937 la Pologne autorisa [la création de] la compagnie de transfert Halifin (mot hébreu pour «échange»). A la fin de l’été 1939, la Tchécoslovaquie, la Roumanie, la Hongrie et l’Italie avaient signé des arrangements similaires. Le déclenchement de la guerre en septembre 1939, empêcha cependant la mise en oeuvre à grande échelle de ces accords.

Les réalisations du Haavara

Entre 1933 et 1941, quelques 60 000 Juifs allemands émigrèrent en Palestine avec l’aide du Haavara et d’autres arrangements germano-sionistes, c’est-à-dire à peu près 10% de la population juive de l’Allemagne de 1933. (Ces Juifs allemands formaient environ 15% de la population juive de Palestine en 1939.) Certains émigrants du Haavara transférèrent des fortunes personnelles considérables de l’Allemagne vers la Palestine. Comme l’a noté l’historien juif Edwin Black : «Beaucoup de ces gens, spécialement à la fin des années 30, purent transférer de véritables répliques de leurs maisons et de leurs usines, c’est-à-dire refaire leur vie presque à l’identique».

Le montant total de l’argent transféré d’Allemagne en Palestine par le Haavara entre août 1933 et la fin de 1939 fut de 8,1 millions de livres, soit 139,57 millions de marks allemands (ou l’équivalent de plus de 40 millions de dollars). Ce montant incluait 33,9 millions de marks allemands (13,8 millions de dollars) fournis par la Reichsbank en application de l’Accord.

L’historien Edwin Black a estimé que 70 millions de dollars supplémentaires ont pu être transférés en Palestine par des accords commerciaux corollaires avec l’Allemagne, et des transactions bancaires internationales. Les fonds allemands eurent un impact majeur sur un pays aussi sous-développé que l’était la Palestine dans les années 30, remarque-t-il. Plusieurs entreprises industrielles majeures furent créées avec les capitaux venant d’Allemagne, incluant les entreprises de canalisations «Mekoroth» et de textile «Lodzia». L’afflux des produits et des capitaux du Haavara, conclut Edwin Black, «produisit une explosion économique en Palestine juive» et fut «un facteur indispensable dans la création de l’Etat d’Israël».

L’Accord du Haavara contribua grandement au développement juif en Palestine, et ainsi, indirectement, à la fondation de l’Etat d’Israël. Un bulletin de janvier 1939 du Ministère allemand des Affaires Etrangères rapportait, avec quelque inquiétude, que «le transfert de propriétés juives en-dehors d’Allemagne [par l'Accord du Haavara] contribuait d’une manière non négligeable à la construction d’un Etat juif en Palestine».

D’anciens officiels de la compagnie du Haavara en Palestine confirmèrent ces vues dans une étude détaillée de l’Accord de Transfert, publiée en 1972 : «L’activité économique rendue possible par l’afflux de capitaux allemands et les transferts du Haavara aux secteurs privé et public, furent de la plus grande importance pour le développement du pays. De nombreuses industries nouvelles et d’entreprises commerciales s’établirent en Palestine juive, et de nombreuses entreprises qui sont extrêmement importantes, encore aujourd’hui, pour l’économie de l’Etat d’Israël, doivent leur existence au Haavara». Le Dr Ludwig Pinner, un représentant du Haavara à Tel-Aviv pendant les années 30, commenta plus tard que les immigrants exceptionnellement compétents du Haavara «contribuèrent de manière décisive» au développement économique, social, culturel et éducatif de la communauté juive de Palestine.

L’Accord de Transfert fut l’exemple le plus extrême de la coopération entre l’Allemagne de Hitler et le Sionisme international. Par cet accord, le Troisième Reich de Hitler fit plus que tout autre gouvernement pendant les années 30 pour soutenir le développement juif en Palestine.

Les Sionistes proposent une alliance militaire avec Hitler

Au début de janvier 1941, une petite mais importante organisation sioniste soumit une proposition formelle aux diplomates allemands à Beyrouth, en vue d’une alliance politico- militaire avec l’Allemagne en guerre. La proposition fut faite par le groupe clandestin extrémiste «Combattants pour la Liberté d’Israël», plus connu sous le nom de Lekhi ou Groupe Stern. Son leader, Abraham Stern, avait récemment rompu avec le groupe nationaliste radical «Organisation Militaire Nationale» (Irgoun Zvai Leumi) à propos de l’attitude à tenir envers la Grande-Bretagne, qui avait efficacement interdit la poursuite de la colonisation juive en Palestine. Stern considérait la Grande-Bretagne comme l’ennemi principal du Sionisme.

Cette proposition sioniste proposition «pour la solution de la question juive en Europe et la participation active du NMO [Lekhi] à la guerre aux cotés de l’Allemagne» mérite d’être citée plus en détails :

Dans leurs discours et déclarations, les principaux dirigeants de l’Allemagne nationale-socialiste ont souvent souligné qu’un Ordre Nouveau en Europe requiert comme préalable une solution radicale de la question juive par l’évacuation («l’Europe libérée des Juifs»).

L’évacuation des masses juives d’Europe est une condition préalable pour résoudre la question juive. Cependant, la seule manière de la réaliser totalement est l’installation de ces masses dans la patrie d’origine du peuple juif, la Palestine, et par l’établissement d’un Etat juif dans ses limites historiques.

Le but de l’activité politique, et des années de combat du Mouvement pour la Liberté d’Israël, l’Organisation Militaire Nationale en Palestine (Irgoun Zvai Leumi), est de résoudre le problème juif de cette manière et ainsi de libérer complètement le peuple juif pour toujours.

Le NMO, qui connaît bien la bonne volonté du gouvernement du Reich allemand, et ses représentants, dans le cadre des activités sionistes en Allemagne et du programme sioniste d’émigration, est d’avis que :

1. Des intérêts communs peuvent exister entre un Ordre Nouveau européen basé sur le concept allemand et les véritables aspirations nationales du peuple juif, telles qu’incarnées par le NMO.

2. La coopération est possible entre la Nouvelle Allemagne et une Judaïté («Hebräertum») nationale-populaire rénovée.

3. L’établissement de l’Etat juif historique sur une base nationale et totalitaire, et lié par traité au Reich allemand, serait dans l’intérêt du maintien et du renforcement futur de la position et de la puissance de l’Allemagne au Proche-Orient.

Sur la base de ces considérations, et à la condition que le gouvernement du Reich allemand reconnaisse les aspirations nationales du Mouvement pour la Liberté d’Israël, mentionnées ci-dessus, le NMO en Palestine propose de prendre part activement à la guerre aux côtés de l’Allemagne.

Cette proposition du NMO pourrait inclure une activité militaire, politique, et de renseignement à l’intérieur de la Palestine, et après certaines mesures organisationnelles, également en-dehors. En parallèle, les hommes juifs d’Europe seraient entraînés militairement et organisés dans des unités militaires sous la direction et le commandement du NMO. Ils prendraient part à des opérations de combat dans le but de conquérir la Palestine, si un tel front devait s’ouvrir.

La participation indirecte du Mouvement pour la Liberté d’Israël à l’Ordre Nouveau en Europe, déjà dans la phase préparatoire, combinée avec une solution radicalement positive du problème juif européen, sur la base des aspirations nationales, mentionnées ci-dessus, du peuple juif, renforcerait grandement le fondement moral de l’Ordre Nouveau aux yeux de toute l’humanité.

La coopération du Mouvement pour la Liberté d’Israël serait aussi en Accord avec un récent discours du Chancelier du Reich allemand, dans lequel Hitler assurait qu’il utiliserait toute combinaison et coalition pour isoler et vaincre l’Angleterre.

Il n’existe pas de traces d’une réponse allemande. Une acceptation était très improbable de toute manière, parce qu’à ce moment la politique allemande était résolument pro-arabe. Il est remarquable que le Groupe Stern chercha à conclure un pacte avec le Troisième Reich à une époque où des bruits selon lesquels Hitler préparait l’extermination des Juifs, étaient déjà largement en circulation. Apparemment, soit Abraham Stern ne crut pas à ces bruits, soit il voulait collaborer avec l’ennemi mortel de son peuple pour aider à la formation d’un Etat juif.

Un membre important du Lekhi à l’époque où le Groupe fit cette proposition était Yitzhak Shamir, qui plus tard devint Ministre des Affaires Etrangères d’Israël, et ensuite pendant les années 80 et jusqu’en juin 1992, Premier Ministre. En tant que chef des opérations du Lekhi, après la mort de Stern en 1942 [tué par l'Armée britannique, NDT], Shamir organisa de nombreuses actions terroristes, incluant l’assassinat du Ministre britannique du Moyen-Orient, Lord Moyne, en novembre 1944, et le meurtre du médiateur suédois des Nations Unies, le comte Bernadotte, en septembre 1948. [Photo : Yitzhak Shamir.]

Des années plus tard, lorsque Shamir fut interrogé sur la proposition [faite aux Allemands] de 1941, il confirma qu’il était au courant de la proposition d’alliance faite par son organisation, avec l’Allemagne en guerre.

Conclusion

En dépit de l’hostilité fondamentale entre le régime de Hitler et le Judaïsme international, pendant plusieurs années les intérêts des Sionistes juifs et des Nationaux-socialistes allemands coïncidèrent. En collaborant avec les Sionistes en vue d’une solution humaine et mutuellement désirable à un problème complexe, le Troisième Reich consentait à sacrifier des échanges extérieurs, à détériorer ses relations avec la Grande-Bretagne, et à mécontenter les Arabes. En effet, durant les années 30 aucune nation ne fit plus que l’Allemagne de Hitler en faveur des objectifs lointains des Sionistes juifs.

Le site des congrès du parti nazi à Nuremberg

Ferenc Szalasi…


FERENC SZALASI ET LES NATIONAUX-SOCIALISTES HONGROIS DE LA CROIX FLECHEE

Citation:

Ferenc Szálasi naquit le 6 janvier 1897 à Kassa (aujourd’hui Kosice, en Slovaquie), d’une famille où se mêlait le sang hongrois, slovaque, ruthène, arménien et allemand. De son père, officier dans l’armée de l’Empire austro-hongrois, il hérita d’un goût pour l’armée, tandis que de sa mère, catholique de rite byzantin, il garda une ferveur religieuse. Pendant la Grande Guerre, il combattit trois ans sur le front comme officier, après quoi il entama une carrière militaire, à l’instar de son père et de ses frères. A l’académie militaire, il étudia les rapports entre le monde du travail et la défense nationale. En 1925, il fut nommé à l’état-major. Cinq ans plus tard, il fit un voyage d’étude en France. En 1933, il publia son premier livre, Projet d’édification de l’État hongrois, qui tranchait avec les positions défendues alors par l’aile conservatrice des mouvements fascistes et nationaux-socialistes. Suivirent d’autres publications, parmi lesquelles les Principaux Fondements du Désarmement, qui eut une édition allemande dans une collection spécialisée dans les questions militaires.

Deux anecdotes permettent de mieux situer le jeune officier. Alors que des émeutes causées par la misère éclataient à Budapest, Ferenc Szálasi, commis au maintien de l’ordre, reçut du ministère de l’Intérieur l’ordre de tirer sur la foule. Il refusa d’obéir, déclarant que ces ouvriers étaient ses frères. Au cours d’un voyage à travers la Hongrie, entrepris en sa qualité de membre de l’état-major, Szálasi visita un bourg minier. Il apprit des ouvriers que leurs salaires ne dépassaient pas 90 à 120 penga. Szálasi demanda confirmation auprès de l’ingénieur. Qui confirma, précisant qu’il ne gagnait guère plus de 5000 penga lui-même. Sur quoi Szalasi lui demanda s’il ne craignait pas qu’un jour ou l’autre les mineurs, plutôt que de concasser le charbon, fissent subir ce sort à son crâne…

Le premier ministre Gyula Gömbös, qui « n’appréciait guère ses collègues militaires adonnés à des spéculations intellectuelles et préconisant de grandes transformations sociales et constitutionnelles » fit muter Szálasi dans une garnison écartée. Szálasi n’en eut que davantage de loisirs pour approfondir sa réflexion, et se livrer à une activité de publiciste. Alors, Gömbös fit une nouvelle tentative pour contrebattre l’influence de Szálasi : l’ayant convoqué à son cabinet, il tenta de le persuader que la Hongrie, sortie exsangue de la guerre, n’avait d’autre choix que de se placer sous la tutelle des magnats de l’industrie et de la finance, puis lui proposa, dans la perspective des élections de 1935, un siège de député à la Chambre . Szálasi refusa avec indignation, et signifia son intention de mener une lutte sans merci contre le régime oligarchique.

Il quitta l’armée, puis fonda en mars 1935 le Parti de la Volonté nationale dont le projet socialiste et national fit l’objet d’une plaquette-programme intitulée But et revendications. À l’inverse du NSDAP, des mouvements fascistes et nationalistes, qui recrutaient essentiellement en milieu rural, Szálasi dirigea ses efforts vers la classe ouvrière, tant et si bien qu’il réussit à enlever au parti social-démocrate ses bastions traditionnels. Ainsi prit forme un fascisme de gauche puissant et original (qui présentait de nombreuses similitudes avec la Garde de Fer) ; fascisme de gauche dont la seule existence apporte un démenti formel aux schémas de pensée habituels, et principalement marxistes, lorsqu’ils abordent le phénomène fasciste. On constate en effet que la recherche historique de l’après-guerre, confrontée au fascisme hongrois, trahit un certain désarroi. Cela est si vrai que certains auteurs marxistes ont dû reconnaître qu’en Hongrie les structures politiques ont toujours été dominées par la toute-puissance du concept traditionnel de nation, à l’exception de la période Szálasi .

Le parti fondé par Szálasi devint assez rapidement la principale force politique d’opposition. Ses Chemises Vertes faisaient descendre le peuple dans la rue, avaient la haute main sur les syndicats ouvriers, organisaient des grèves. Les masses ouvrières et paysannes désertèrent une gauche qui avait perdu toute crédibilité politique, pour passer à Szálasi. Et tandis qu’aux élections partielles de 1936, le Parti de la Volonté Nationale n’avait recueilli qu’un millier de voix sur douze mille, l’année suivante, le mouvement comptait déjà 20 000 militants.

Ce dynamisme inquiéta fort le gouvernement Darányi qui, en avril 1937, décréta l’interdiction du Parti de la Volonté Nationale, et fit condamner Szálasi à trois mois de prison pour propagande antisémite. Quelques mois plus tard, les Chemises Vertes fondèrent le Parti Socialiste National, qui réussit, en un temps très court, à atteindre cent mille membres. À la fin de l’année, ce nouveau parti lança une vaste campagne de propagande centrée sur le slogan « Szálasi 38 ». On pouvait alors raisonnablement espérer que le chef du mouvement parviendrait au sommet de l’État en 1938. Les Chemises Vertes jouissaient d’une popularité qui s’étendait à tout le pays et à toutes les catégories sociales. De plus, le principal collaborateur de Szálasi, Kálmán Hubay, venait de remporter une élection partielle contre le candidat gouvernemental.

Alarmé par le succès des socialistes nationaux et par les récents développements politiques en Europe (par suite de l’Anschluß, la Hongrie avait désormais à l’ouest une frontière commune avec l’Allemagne), le régent Horthy estima que l’heure était venue de réagir. Il congédia Darányi, et chargea Béla Imrédy, qui passait alors pour anglophile, de constituer un gouvernement dont la première tâche serait de venir à bout du mouvement socialiste national. Le nouveau premier ministre signa immédiatement un décret, qui porte le numéro 3400, interdisant à tous les fonctionnaires l’adhésion à une formation politique. Cette mesure visait essentiellement le Parti Socialiste National qui comptait un nombre extrêmement élevé de militants dans l’administration et dans l’armée. Peu après, la police secrète fit circuler des tracts insultants pour Horthy dont on pouvait penser qu’ils émanaient de partisans de Szálasi. Celui-ci fut arrêté, jugé et condamné à trois ans de prison pour « propagande séditieuse ». Suivirent des manifestations de protestation, en sa faveur, auxquelles le gouvernement répliqua par l’interdiction du Parti Socialiste National. Kálmán Hubay le reconstitua sous le nom de Parti Hungariste, bientôt interdit par le comte Teleki, qui avait succédé à Béla Imrédy. Hubay créa alors le Parti de la Croix Fléchée. Des mesures répressives de toutes sortes (censure, saisies, confiscations, perquisitions, arrestations) se succédèrent sans répit jusqu’en mars 1939, date des élections pour le renouvellement du parlement. Le Parti de la Croix fléchée réussit une percée spectaculaire, tant dans les milieux de droite que de gauche, et devint ainsi la deuxième formation du pays, avec 750 000 voix sur deux millions d’électeurs, quoiqu’il n’obtînt, du fait du mode électoral, que 31 des 259 sièges. Le nombre des cartes d’adhésion avait doublé, dépassant les deux cents mille, malgré les mesures d’intimidation et les arrestations massives de militants.

L’historien italien Mariano Ambri a pu écrire : « Le groupe des députés Croix fléchées fut la première opposition véritable à la Hongrie de Horthy ; une opposition très aguerrie, qui ne craignait pas de critiquer au nom d’un socialisme hongrois les mesures gouvernementales, et le régime lui-même, qualifié de conservateur et anti-populaire. » Le socialisme hongrois, c’est en fait l’hungarisme, terme créé par Ottokár Prohászka, le très frondeur « évêque des pauvres » que Szálasi considéra toujours comme son précurseur. Contre des positions matérialistes inspirées par la défense des intérêts de classe, l’hungarisme défend un socialisme de type communautaire nourri de valeurs spirituelles. L’État hungariste préconisé par Szálasi s’appuie sur trois piliers : le paysan, l’ouvrier et l’intellectuel. L’armée se voit assigner la tâche d’édifier la Grande Patrie et de la défendre contre les périls extérieurs et intérieurs. L’économie est planifiée par le Conseil Général des Corporations, la production agricole confiée à des paysans réunis en coopératives, et la banque nationalisée. Aux conceptions chauvines du nationalisme hongrois, l’hungarisme oppose un co-nationalisme de type impérial, l’idée supranationale d’une Grande Patrie dans laquelle peuvent coexister toutes les « races sœurs » de l’aire danubienne-carpathique. En 1940, après qu’un arbitrage germano-italien eut amputé la Roumanie de la moitié de la Transylvanie pour l’attribuer à la Hongrie, Szálasi se rendit parmi ses partisans à Cluj (Kolozsvár), mais les ovations cessèrent lorsqu’il demanda une minute de silence à la mémoire de Corneliu Codreanu « avec qui, s’il était encore en vie, nous aurions pu trouver d’autres bases pour résoudre le problème ».

Au sein même du Parti des Croix Fléchées, des divergences d’approche entre « gauche » et « droite » apparurent durant l’incarcération de Szálasi. Parmi les manifestations qui réclamaient sa libération, celles du mois d’août 1939, qui demandait également l’abrogation de la loi invoquée contre Szálasi et contre d’autres opposants, tant socialistes nationaux que communistes, était caractéristique. Les portraits de Szálasi jouxtaient ceux d’Hitler et de Staline. Avec la signature du pacte germano-soviétique de non-agression, se profilait un front commun des États prolétaires contre les ploutocraties.

Pour contrebalancer l’influence des gauches, Hubay manœuvra pour réunir le Parti de la Croix Fléchée avec d’autres partis d’extrême-droite, et reçut le soutien de l’ex-Premier ministre Imrédy qui, isolé au sein du gouvernement par l’influence grandissante de Teleki, avait fondé avec vingt-sept députés le Parti Hongrois du Renouveau, lequel se déclarait fasciste et germanophile. Hubay et Imrédy souhaitaient donner naissance à une coalition de gouvernement assise sur des positions d’extrême-droite. Or, au même moment, des éléments radicaux projetaient un coup de force révolutionnaire. Dans ses mémoires, le régent écrit que leur objectif était de « libérer par la force le chef du parti, Ferenc Szálasi, alors en prison, d’assassiner le ministre de l’Intérieur Keresztes-Fischer et de me contraindre à remettre à Szálasi les clefs du pouvoir. » Le projet fut éventé, et seize des vingt-trois accusés furent condamnés pour haute trahison à des peines de détention, certaines à perpétuité.

À sa sortie de prison, en septembre 1940, Szálasi s’opposa résolument au projet de Hubay d’agréger au mouvement d’autres formations de droite. Il confirma l’orientation nationale et socialiste de l’hungarisme et projeta pour le mois suivant une grève de quarante mille mineurs, la plus importante action du prolétariat hongrois depuis la naissance de la classe ouvrière dans ce pays. Le régent proposa à Teleki de déclencher une répression de grande envergure contre les Croix Fléchées, et de renvoyer Szálasi en prison; mais le premier ministre préféra recourir à une solution institutionnelle. Il élabora un projet de réforme de l’État, laquelle, par le moyen de combinaisons complexes éliminait du jeu politique les libéraux, les sociaux-démocrates et les Croix fléchées. Plus que par les manœuvres de Teleki, l’ascension des Croix Fléchées fut entamée par les mesures antijuives du gouvernement, et par l’adhésion de la Hongrie au pacte tripartite. Parmi les classes moyennes, beaucoup avaient déjà quitté le parti, estimant qu’il s’était engagé trop avant dans ses revendications sociales et que la politique extérieure et antisémite du gouvernement était satisfaisante. Le Reich, pour sa part, avait surtout en vue la stabilité de la région, c’est pourquoi il réduisit considérablement son appui à l’opposition socialiste nationale hongroise, laissant, ce faisant, les mains libres au régime de Horthy.

Or le régent et son entourage jouaient dès l’origine un double jeu. À la fin de 1940, ils envoyèrent à l’Ouest un homme à eux, qui fonda un Comité Hongrois à l’Etranger, et prit des dispositions pour permettre le transfert de Horthy à Londres et la constitution d’un gouvernement en exil. Sur le plan strictement militaire, la Hongrie se désengagea progressivement, retirant ses troupes du front russe, s’abstenant d’abattre les avions ennemis qui survolaient son territoire et donnant asile aux prisonniers anglais et américains évadés des camps de concentration allemands. A la mi-mars 1944, les troupes allemandes assumèrent le contrôle de l’État danubien et Horthy dut nommer premier ministre l’ambassadeur de Hongrie à Berlin, Döme Sztójay, lequel reprit les opérations militaires. Le 24 août, profitant de la capitulation roumaine et comptant sur la passivité allemande, le régent destitua Sztójay et le remplaça par un militaire de confiance ; puis, le 15 octobre, il annonça la reddition. Cette fois, les Allemands réagirent : ils investirent le château de Buda et déportèrent le régent en Allemagne.

L’heure des Croix Fléchées était venue. Les Chemises Vertes proclamèrent l’insurrection, occupèrent les points névralgiques du pays et, dans une allocution radiophonique, déclarèrent solennellement que « la Hongrie poursuit la lutte à côté de ses frères d’armes allemands ». Le chef des Croix Fléchées constitua un gouvernement de coalition qui comprenait des civils et des militaires, des socialistes nationaux / Nationaux-socialistes, des fascistes, et aussi un communiste de tendance nationale-bolchévique, Ferenc Kassai-Schallmayer.

Le mouvement des Croix Fléchée connut une dernière grande vague de popularité, cette fois quasi exclusivement en milieu populaire, en particulier parmi les ouvriers de Budapest; tous ont foi qu’enfin, la révolution sociale, bloquée pendant vingt-cinq ans par les forces conservatrices, est à portée de main. C’est dans cette vague de ferveur que se situe l’occupation populaire du quartier juif, et la tentative d’en expulser définitivement les habitants, tentative à laquelle s’opposa le chef des Croix Fléchées. L’historien juif Nagy-Talavera écrit : « La situation revêtit un aspect tragi-comique quand les juifs, apprenant que par ordre de Szálasi, ils étaient autorisés à rentrer chez eux, applaudirent au cri de : Vive Szálasi ! » Le même Nagy-Talavera doit bien admettre que lorsque Szálasi parle de la solution finale de la question juive, « il ne pense pas à l’extermination des juifs ». Un écrivain britannique rapporte que « dans le plan d’action qu’il élabora en septembre 1944, Szálasi indiquait que les juifs devront être employés à des travaux d’intérêt collectif à l’intérieur de la Hongrie jusqu’à la fin de la guerre, après quoi ils devront quitter le pays. »

Le 3 novembre, tandis que le parlement votait la confiance au nouveau gouvernement et que Ferenc Szálasi, devenu Guide de la Nation (Nemzetvezetö) prêtait serment devant la Couronne de Saint-Stéphane, les troupes soviéto-roumaines étaient aux portes de Budapest. Les Hongrois et les Allemands menèrent alors pendant plus de trois mois une résistance véritablement héroïque. Il a été dit fort justement que pour les forces de l’Axe, la défense acharnée de Budapest fut le pendant de l’insurrection du ghetto de Varsovie pour la Résistance antifasciste : un moment magique, la suprême expression de la volonté de lutte et de l’esprit de sacrifice d’une Nation en armes, une épopée populaire animée par un courage fanatique et désespérée. La devise des Croix fléchées, “Kitartás !” (Persévérance !), prend ici tout son sens.

Le 4 décembre, au cours d’une conférence entre Szálasi et Hitler, le Führer donna l’assurance que les réfugiés hongrois trouveraient asile sur le territoire du Reich. La teneur des entretiens démontre une fois de plus que Szálasi ne fut en aucune manière une marionnette des Allemands. Six jours plus tard, les ministres du gouvernement magyar quittèrent Budapest pour Szonbathely et Sopron, à proximité de la frontière du Reich. C’est à Sopron que le Parlement se réunit pour élaborer, durant les premiers jours de décembre, le plan de Reconstruction nationale. La Hongrie devait devenir à partir du 1 mars 1945 un État hungariste corporatiste.

Cependant, les événements se précipitaient. Le 18 janvier, les troupes soviétiques et roumaines entrèrent dans Pest, tandis que les défenseurs de la capitale faisaient sauter les ponts sur le Danube et se retiraient dans Buda. Le 13 février, les troupes soviétiques prirent le contrôle de Budapest ; pourtant, même après la chute de la capitale et l’occupation totale du pays par les forces d’Occupation, les Hongrois continuèrent de se battre. Le gouvernement magyar s’établit à Vienne, tandis que les ultimes forces aériennes, les survivants de la Honvéd, des divisions hungaristes et Waffen SS poursuivaient les opérations militaires, et que les milices Croix Fléchées accomplissaient des actions de guérilla sur le territoire hongrois, occupé en totalité depuis le 4 avril.

Fin avril 1945, une semaine avant de tomber aux mains des Occidentaux, le Nemzetvezetö célébra dans la citadelle autrichienne de Mattsee ses propres noces avec Gizella Lutz. Ils étaient fiancés depuis 1927 sans s’être jamais mariés. Szálasi avait coutume de dire que « mes enfants seront les fils d’un héros ou d’un condamné à mort ».

Le 5 mars, Szálasi fut arrêté par les Américains qui le transportèrent à Augsburg. De là, il fut transféré le 18 septembre dans un camp de concentration au sud de Salzburg, le Marcus Camp. Le 3 octobre, il fut embarqué sur un Douglas de l’armée américaine, avec une dizaine d’hommes politiques hongrois : Béla Imrédy, László Bárdossy, Lajos Reményi-Schneller, Vilmos Hellenbronth, Erno Gömbös, Andor Jaross, Jenö Szöllösi, László Endre, Antal Kunder et Ferenc Kassai-Schallmayer.

Le général américain William S. Key, membre de la Commission interalliée de Contrôle, fit publier à cette occasion la déclaration suivante : « Aujourd’hui, nous avons livré l’ex-président du Conseil hongrois Ferenc Szálasi et dix de ses camarades au gouvernement hongrois afin qu’ils soient jugés comme criminels de guerre. 456 autres criminels de guerre hongrois, dont l’extradition a été demandée par le gouvernement hongrois, lui seront remis dès que les conditions de leur transport le permettront ». Le « gouvernement hongrois » était le gouvernement provisoire présidé par le général félon Béla Miklós ; un mois plus tard, le 15 novembre 1945, fut constitué le premier gouvernement de coalition des partis démocratiques, présidé par le pasteur réformé Zoltán Tildy (Parti des Petits Propriétaires).

Ces onze premiers « criminels de guerre » furent transportés au 60 de la rue Andrassy, dans le bâtiment qui abrita jadis la Maison de la Fidélité, siège national du Parti de la Croix Fléchée. Dans les souterrains, on aménagea des cellules où les prisonniers furent gardés sous étroite surveillance.

Le simulacre de procès contre Ferenc Szálasi et un premier groupe d’accusés (Gábor Vajna, Jeno Szöllösi, Sándor Csia, Jozsef Gera, Gábor Kemény, Karoly Beregfy) commença le 5 février 1946. La « Cour », présidée par le Dr Peter Jankó, était composée de représentants des partis collaborant avec les Soviétiques. Le ministère public était représenté par le Dr László. Szálasi fut pendu le 12 mars dans la cour de la prison de la rue Markó. Le précédèrent dans la même journée Gera, Beregfy et Vajna. Le 19 mars, ce fut le tour de Kemeny, Csia et Szöllösi.

Un journaliste, envoyé spécial d’un journal français, décrivit en ces termes la mort du Nemzetvezetö : « Voici Ferenc Szálasi, le chef des Croix Fléchées. Tandis que je tremble de tous mes membres, Szálasi ne donne aucun signe de peur ou de nervosité. Quelques mètres seulement nous séparent, si bien que je peux observer sa physionomie. Nul tremblement, nulle spasme. J’aimerais connaître les pensées de cet homme, à quelques secondes de son exécution. J’ai rencontré son regard un bref instant, son dernier regard. On a le sentiment qu’il ne pense rien, qu’il ne ressent rien. Cet homme est de granit ! Il est devenu granit. Et il reste impassible tandis qu’il marche à côté des cadavres de ses ministres. Il avance d’un pas sûr et régulier vers la mort. Un unique geste : se pencher vers la croix que lui présente un jeune prêtre. Il meurt sans qu’un seul muscle frémisse, sans que la peur s’écrive dans ses yeux, sans un cillement. Pour dégager le cou, le bourreau déchire la chemise verte, symbole du mouvement hungariste. La poitrine est nue où, il y a peu, une médaille était épinglée. Il est 15 h 30 … ».

Claudio Mutti

la mystique National-Socialiste

La nuit éveille l’Initié National-Socialiste à son intériorité, car nous vivons dans notre chair et dans notre ascèse spirituelle les ténèbres et leur clarté singulière. Ces temps d’obscurantisme sont la divine ténèbre qui illumine nos regards dans la contemplation et la vision jusqu’au noir absolu. Ce n’est pas une défaite, mais une adoration et une magnificence de la perte. C’est la nuit que nous traversons, ce temps d’obscurantisme, qui nous ouvre les yeux de l’esprit.
La plongée dans la nuit correspond à l’élévation de l’âme, à sa monté dans l’obscur, mais la contemplation de l’idéal National-Socialiste est d’abord empêché par un seuil périlleux qui permet d’outrepasser la profonde nuit où l’âme solitaire de l’initié n’a plus personne pour le guider. L’initié se désespère et il sent bien que la nuit est refuge et sanctuaire, car nous n’avons plus que la désolation et l’adoration.
En fait, l’initié National-Socialiste s’égare aussi dans le jour en oubliant parfois sa fine part, cette nuit-là nous invite à renouer avec le monde de la réalité cosmique. Ce chemin d’obscurité nous mène à des retrouvailles. Certains initiés Nationaux-Socialistes doivent ainsi percevoir de cette caverne d’obscurantisme le dedans du tout, ils doivent clore leurs yeux charnels sur les souffrances et les illusions passées, perdre connaissance pour mieux commencer à voir.
La nuit est le lieu de la Vision, à l’aventurier de l’âme, forcément solitaire, la nuit offre entre autres, l’initiation comme celle reçue lors de la descente aux enfers, et la vision prophétique et clairvoyante. Si l’initié National-Socialiste s’avance suffisamment dans l’inconnu, ses yeux sont des fenêtres, ils ne prennent rien, ils offrent un passage et c’est une ouverture qui ne peut plus se fermer, une lumière qui ne peut plus s’éteindre.
Trop empêtrées de chair, peu d’âmes sont nostalgiques et regarde notre monde plongé dans l’obscurité et l’ignorance. La nuit, c’est comme si le monde matériel et mercantile s’effaçait, comme si les réalités quotidiennes effarantes se dissolvaient pour laisser place à d’autres clartés, à de plus sures ferveurs … Pour peu qu’on s’y abandonne, en enfant candide ou en amant heureux, le détachement est légèreté, la nostalgie de l’admirable Lumière donne des ailes. La nuit déborde de pierreries, ruisselle de splendeurs. Elle murmure ses secrets aux silencieux initiés Nationaux-Socialistes, elle chante une beauté inouïe, mais pour les entendre et la voir, force est d’écorcher ses paupières et d’arracher ses oreilles profanes.
La nuit offre de mesurer la taille de l’adversaire, l’ampleur de sa tâche et de sa mission sur terre. L’ésorérisme National-Socialiste a pour tâche nocturne, secrète et essentielle de conduire jusqu’au matin de la Résurrection l’histoire des hommes aveugles piétinant dans le noir. L’initié qui a pénétré les mystères de la nuit a le coeur lumineux comme le jour, s’il a bien reçu l’enseignement du Maître, il devient le sens caché qui prend en charge le verbe crucifié, mis à mort par les hommes ignorants. Car il est de la communauté invisible des porteurs de sens, des porteurs de la Grande Lumière National-Socialiste, celui-là qui doit officier à visage couvert, dans la nuit, le passeur d’un monde impalpable, d’une présence si pure qu’elle échappe au regard.
L’ample manteau de la nuit abrite les voyages intérieurs, les extases indicibles, et voile à peine les réalités suprasensibles. On comprend que les cultes à Mystères de l’Antiquité se soient célébrés dans les temps nocturnes, que les initiations aient lieu dans des grottes, des cavernes, à la lueur des torches. L’éveil de la conscience transforme la nuit ténébreuse en nuit lumineuse ; le regard noyé dans l’obscurité est devenu visionnaire. Désormais, l’initié National-Socialiste peut recevoir les lumières de son Temple et devenir Adepte.
La connaissance circule sous le manteau, à l’insu du profane. Si elle semble cachée, clandestine, ce n’est pas parce qu’elle tient à se dérober mais parce que les enseignements des hommes sont grossiers et leur regard brouillé par des images séduisantes et précaires. Ainsi, la nuit paraît claire ou sombre selon celui qui la contemple : elle est un gouffre, elle est un temple ; elle mène à la perdition, elle invite à l’élévation ; son immensité emplit l’homme d’effroi ou le pousse à se prosterner.
Notre survivance ressemble à un voyage nocturne où les meilleurs persistent jusqu’à l’aurore. Sans renoncer. Sans se laisser piéger par les fausses lueurs diurnes. Pour échapper au rêve, au mensonge d’içi-bas, l’âme National-Socialiste soit se dévêtir de sa tunique de peau, à la façon dont une domeuse se déshabille et passe une robe légère, scintillante, pour aller au lit. Les étoiles sourient aux âmes ailées auxquelles la nuit offre un espace incorruptible. Et le ciel nocturne pose un diadème sur la tête des hommes qui, tels les initiés Nationaux-Socialistes, sont nés d’en haut.
Le lieu de la vision et de l’union mystique au National-Socialisme échappe à l’espace et au temps. Tout le paysage connu a été brûlé. Les mots qui ensuite reviendront ont pour tâche impossible de conserver ce qui est au-delà du sensible et de l’intelligible. Ou plutôt, il est l’honneur du Mystique, honoré d’une telle vision, de célébrer à son tour, en un langage le plus aigu et le plus suave, mais forcément inférieur, bégayant, ce qui ne peut être nommé en aucune langue. Noble défi, que tient à relever tout chant de noble amour.
A la façon dont la nuit plonge le pélerin National-Socialiste dans la perte et l’absence de son voyage initiatique, l’expérience mystique - qui a la mutité du Mystère - correspond à une dénudation des mots parce qu’elle excède les sens, la pensée et le langage des hommes. Nuit de la vaste ignorance qui nous lave de nos savoir prétentieux, de nos perceptions assurées. Nuit qui est paysage brûlé, non pas ravagé. Nuit noire et si belle, brûlée d’amour comme la Femme du Cantique.
Il est une qualité de nuit qui est la lumière propre à l’âme anéantie, d’amour calcinée. Il est une musique née de nuit mais inaudible qui est le chant originel de tout vocable. Il y a un Ordre Noir qui vibre, qui éclaire plus haut et de plus loin que la lumière des hommes - rayonnement solaire, lueurs de lune, éclat des étoiles - un Ordre Noir absolu qui confond nos dernières résistances, nos ultimes prétentions à comprendre, à dire, un Ordre Noir qui est le commencement absolu, éternellement indifférencié, en qui tout ce résorbe et se tait. Le Mystique National-Socialiste reste muet dans la nuit du silence. C’est un Feu contre un feu, ou Lumière sur Lumière.
Il n’y a rien à voir dans la nuit mystique et National-Socialiste, puisque c’est elle qui donne à voir, qui procure la Vision. De même, il n’y a rien à désirer dans l’état d’Union au National-Socialisme. Toutes références terrestres brûlées, on n’y voit que du feu.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les amoureux de la nuit et quêteurs de sagesse cachée que sont les Mystiques Nationaux-Socialistes sont des êtres solaires, des tempéramment de feu. Ce sont les rêveurs, les romantiques, les êtres psychiques qui sont lunaires. Or, s’il y a une harmonie entre la lune et la douce nuit, il y a initiation entre le soleil et la nuit noire. Dans le premier cas, c’est le registre du connu, dans le second on est dans l’ordre de l’irréversible Soleil Noir. Il est de la nature de l’Esprit d’aller se confronter aux ténèbres - c’est l’épreuve de la descente aux enfers -, il est du devoir de l’Être Solaire d’aller se perdre au fin fond de la nuit. Non pour en triompher, mais pour faire allégeance.
La lune paît dans le ciel nocturne et c’est un accord, une belle entente. Mais le soleil flamboyant qui plonge dans la nuit noire, c’est une folie et une exaltation, bientôt un sacrifice. Et les Mystiques choisisent toujours le plus grand danger.
Dès lors, deux chemins se présentent à l’initié National-Socialiste :
- Un des chemins consiste à “pâtir de la nuit”, autant dire rencontrer la pauvreté insigne, le vide, le rien, l’anéantissement.
- L’autre chemin “ouvre la nuit”, c’est-à-dire qu’il permet l’approche et la Vision de la Grande Lumière National-Socialiste.
Ces deux chemins sont contenus dans le sein de la Nuit. Ils se relaient et ne s’excluent pas. Et ils sont vécus dans la chair autant que dans l’esprit de l’Initié National-Socialiste. Celui-ci en reçoit des dons particuliers. Le Mystique qui ouvre la nuit en entrant dans le Grand Ordre Noir bénéficie de la Lumière venant du Grand Orient. Le Mystique qui, avec patience, at abandon pâtit de la nuit de la grande ignorance reçoit à lui des “Grâces” du Saint Empire National-Socialiste, il possède la Vision prophétique et clairvoyante.
Toute nuit est d’apocalypse, mais il y a peu d’hommes pour tenir jusqu’au bout. La nuit annonce une Parousie mais il n’y a, dans les ténèbres du monde, qu’un poignée de Veilleurs. Le temps nocturne dans lequel chaque Initié National-Socialiste va, innocent ou insomnieux, ce temps privilégié, a pour vertu de réveiller la nostalgie de l’Être National-Socialiste et de rappeler au coeur de l’initié la blessure de l’Immémorial. Ainsi, la Nuit à la traine d’étoiles a la gravité, la majesté des réalités divines, et leur infini silence.
J’ai fait un songe une nuit du milieu de l’été, et voici que dans l’enchantement de cette nuit, des êtres surnaturels viennent visiter les Veilleurs, ces initiés Nationaux-Socialistes, ils se joignent à eux et les caressent de leur impalpable amour.
On peut avoir le regard rivé sur le cadavre, sur ce qui meurt, ou bien ouvrir les yeux de l’esprit, tenir bon dans le noir, veiller jusqu’à l’Aurore de la Parousie, jusqu’au Midi du Graal. Car au lendemain de notre Nuit, comme à chaque jour, la Grande Lumière National-Socialiste surgit de nouveau du Grand Orient.
Le temps est court. Très brèves sont les nuits d’été. Douces et folles, vouées à l’amour et à la contemplation des ciels étoilés. Les âmes éveillées doivent se hâter. Déjà, la nuit tombe, une accablante nuit qui enténèbre les petits hommes vociférants et grotesqques. Il est un passage, une lézarde dans le mur, une brèche et une échancrure par laquelle l’Initié National-Socialiste parvient, mieux qu’à l’aube des temps, à l’inconcevable Nuit de la fin des temps. Nuit de délivrance et de béatitude aussi. C’est une voie extrêmement étroite et très peu empruntée. Juste la place d’y glisser une âme très fine, aiguisée de la nostalgie du National-Socialisme.
Chaque nuit visible que nous traversons rappelle aux hommes endormis, à leur âme vagabonde, qu’il est une Nuit secrète, une Nuit glorieuse, plus éblouissante que le soleil et les autres étoiles, illuminé du Soleil Noir de notre conscience National-Socialiste.

La hiérarchie des racismes dans le monde du foot…

Pour l’entraîneur de Strasbourg, Fabio Grosso joueur italien de l’OL est un “macaroni de merde” qui n’a pas “renié ses gènes ou sa race” …. silence ahurissant des médias et des associations antiracistes.

Hier soir, le championnat de France de football voyait s’affronter le Racing Club de Starsbourg et l’Olympique Lyonnais, avec à la clef une victoire lyonnaise.

Ce match aura vu l’exclusion de Mouloungui, joueur africain (gabonais) du RC Strasbourg, vivement contestée par les dirigeants alsaciens, alors que celle-ci était logique au vu des agressions dont s’est rendu coupable le joueur africain, la dernière sur le joueur italien de Lyon, Fabio Grosso, qu’il a littéralement fauché, lui ayant valu l’expulsion.
L’entraîneur strasbourgeois, visiblement frustré de la décision arbitrale, a pourtant crié à la simulation de l’italien, sauf que les images ne parlent pas pour lui.
Bref, le plus intéressant n’est pas là …

Le plus intéressant c’est la réaction de l’entraîneur Jean-Marc Furlan, quelques minutes après le terme de la rencontre : ” on ne peut pas dire que l’Italien (Grosso) a renié ses gènes ou sa race ” … (devant la caméra Furlan a dit : “l’Italien”, mais pendant le match c’était “macaroni de merde” et “sale rital” le tout filmé par les caméras de Canal +)

En ces temps de ‘chasse aux sorcières’ dans le monde du ballon rond, on s’étonne du silence de la Ligue, de la FFF ou même des associations antiracistes qui ont été si promptes à réagir aux affaires Kébé (burkinabé), Ouaddou (marocain), à propos de la banderole parisienne sur les ch’tis ou bien encore quant à la dissolution par décret des Boulogne Boys ou d’un groupe de supporters messins.

Imagine-t-on un seul instant le tollé qui aurait été engendré si ces déclarations avaient visé “la race” d’un joueur africain ?
Il y’aurait-il eu ce silence, si Kader Keita, joueur lyonnais de nationalité ivoirienne, avait vu “ses gènes” ou “sa race” ainsi désignée ?

Il est vraiment très étonnant de ne pas voir réagir, ni même lever le petit doigt : la Halde, SOS Racisme, le MRAP, la LDH ou la Licra …. un racisme en vaudrait-il moins qu’un autre ?
Pourtant, toutes ces officines des partis de gauche ont toujours été véloces pour dénoncer des formes de racisme subtiles, voire inexistantes parfois : on se souvient des propos délirants de SOS Racisme suite au coup de boule de Zidane sur Materrazzi, qui avait décelé un racisme inexistant, et vu en Materrazzi un fascisme invisible.

Il est vrai, en même temps, que Fabio Grosso est l’italien qui a marqué le dernier tir au but pour les azzuri, faisant perdre le mondial à la France … ceci explique peut-être que personne ne vienne à son chevet pour le plaindre.

Maintenant, imaginez un seul instant qu’au soir de la finale de la dernière coupe du monde, le sélectionneur italien ait dit à propos du coup de boule de Zidane : “on ne peut dire qu’il a renié ses gènes ou sa race”

Imaginez un seul instant les réactions offusquées du petit monde footballistique et de l’univers de l’antiracisme …

Au vu du silence de tout ce petit monde, certains se demanderont peut-être s’il est permis de dénigrer la “race” et les “gènes” d’un italien, donc d’un européen ; d’autres se demanderont quelle est la définition du racisme selon la pensée unique.

Si l’on a bien compris, il est donc possible d’insulter un européen, d’évoquer l’origine génétique de ses forfaitures ; mais d’un autre côté, il serait raciste d’écrire sur une banderole à l’adresse d’un joueur burkinabé “on t’enc…” (affaire Bastia-Libourne II, qui a valu le retrait de deux points au SC Bastia).

Il faudra qu’on nous explique la subtilité de certaines choses …..

FORZA FABIO !
extreme droiture source

20 Avril 1889….

Adolf Hitler (20 avril 1889 à Braunau am Inn, Autriche – 30 avril 1945 à Berlin) était un homme politique allemand, Président et Chancelier d’Allemagne puis Führer. Porté par le parti qu’il créa en 1921, le NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei), il fonda le IIIe Reich.

Convaincu, selon ses propres écrits dans Mein Kampf, d’être désigné par le destin, il s’engage en politique fin 1918. Brillant orateur et propagandiste hors pair, il mobilise rapidement de nombreux partisans. Il adhère en 1919 au DAP, futur NSDAP. S’appuyant sur les revendications allemandes à l’issue de la Première Guerre mondiale (en dénonçant le Traité de Versailles), puis sur les conséquences de la crise économique des années 1930, il accède à la chancellerie le 30 janvier 1933.

A la fois Reichspräsident et Reichskanzler (Président et Chancelier du Reich) après le plébiscite du 19 août 1934, il devient Führer (Guide). Il engage le réarmement de l’Allemagne, et occupe puis annexe certains territoires frontaliers à l’Allemagne, avec la complicité passive des puissances européennes qui redoutent une nouvelle guerre. L’armée allemande attaque la Pologne le 1er septembre 1939, ce qui déclenche la Seconde Guerre mondiale.

Von Runstedt…

Karl Rudolf Gerd von Rundstedt est né à Aschersleben près de Magdeburg (Allemagne) le 12 décembre 1875.

Son père est un Général et son frère un Major : Karl, qui est éduqué dans un univers strict, entre dans divers écoles militaires,
puis s’engage dans l’armée l’infanterie Prussienne en 1891.

Il prend part à la Bataille de la Marne en 1914 au sein du personnel d’Etat-Major et alterne successivement des commandements
sur le front de l’Ouest et sur le front de l’Est. A la fin de la Première Guerre Mondiale, il est nommé chef d’Etat-Major de la XVème
armée allemande.

Avant le début de la Seconde Guerre Mondiale en Europe, Gerd von Rundstedt s’oppose, en août 1938 avec un groupe de
généraux allemands, au plan d’Hitler visant à envahir la Tchécoslovaquie.

En juillet 1940, il est nommé Feldmarschal puis Commandant en chef des armées de l’Ouest dans le cadre de l’invasion de la
France. Après son succès lors de ces opérations à l’Ouest, il est, en 1941, envoyé sur le front Est.

A la suite du Débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, von Rundstedt est appelé à la tête des armées de l’Ouest. En compagnie
du Général Rommel, il tente de persuader le Führer qu’un repli stratégique derrière la Seine est nécessaire, et qu’il faut appeler en
renfort les armées allemandes du sud de la France et les placer sur une ligne Seine-Suisse. Mais Adolf Hitler ne veut rien entendre :
Les soldats allemands doivent défendre leurs positions jusqu’à la mort.

Pourtant, les chefs d’Etats-Major allemands le savent : Erwin Rommel et Von Rundstedt en premier : La capture de Cherbourg par
les Alliés le 21 juin 1944 marque un tournant de la Bataille de Normandie qui annonce une défaite de plus grande envergure pour
l’Allemagne nationale-socialiste.

Les pertes allemandes sont bien trop élevées pour tenir le terrain : A la fin juin, elles s’élèvent à plus de 50 000 prisonniers et 300
chars détruits sur les 7 Panzerdivisions engagées.

Au soir du premier juillet, le Maréchal Keitel et Von Rundstedt discutent au téléphone au sujet de la rencontre avec le Führer à
Berchtesgaden. Keitel lui demande : ” Que Faire ? ” Von Rundstedt lui répond : ” Faites la paix, bande d’idiots ! Que pouvez-vous
faire d’autre ? ” Quelques temps plus tard, Von Rundstedt est limogé par Adolf Hitler, informé auparavant par Keitel.

Gerd von Rundstedt est immédiatement remplacé par Von Kluge, un Général allemand disposant d’une grande réputation.

Le 20 juillet 1944, un attentat à la bombe, organisé par des généraux allemands, manque Hitler. Des témoignages indiquent que
Von Rundstedt est soupçonné d’avoir participé à l’organisation de cet attentat, notamment en raison du différent qui l’a opposé avec
le Führer en Normandie. Mais ce dernier lui fait confiance, et lui demande de présider la Cour d’Honneur de l’Armée allemande,
qui est chargée de juger les militaires ayant participé à la préparation de l’attentat du 20 juillet. 55 officiers sont jugés, et la plupart
d’entre eux seront forcés à se suicider (comme Rommel et Von Kluge). Les autres seront simplement exécutés.

Au moment du lancement de l’Opération Market Garden en Hollande, 1944, Adolf Hitler fait appel à Von Rundstedt pour mener
ses armées contre les troupes Alliées, ce qu’il réussit. Le 1er janvier 1945, en pleine bataille des Ardennes, les Allemands lancent
l’Opération Nordwind, et Von Rundstedt doit percer le front en direction d’Anvers. Mais les troupes américaines résistent et l’offensive
échoue.

Démis de ses fonctions en mars 1945, il est arrêté le 1er mai par les forces armées américaines de la 36ème Division d’Infanterie.
Pendant son interrogatoire, il est atteint d’une crise cardiaque et il est aussitôt conduit en Angleterre afin d’être soigné. Libéré en mars
1948, il n’est pas accusé lors du Procès de Nuremberg mais doit cependant rester à la disponibilité de la justice pendant quatre ans.

Il meurt à Hanovre (Allemagne) en 1953.